
Un nouveau vêtement
La transformation la plus complète : la pièce est entièrement démontée, remise à plat et recoupée sur un patron actuel. C'est elle qui redonne un vrai vêtement : un manteau plus court, une veste, une nouvelle coupe.
Atelier · Métamorphoses
Un manteau hérité que l'on n'ose pas porter. Un vison acheté il y a trente ans, devenu trop long, trop large, trop sage. Une fourrure usée aux poignets, mais dont les peaux sont encore belles. Depuis 1954, chaussée de Charleroi, la maison New Embert redonne une vie à ces vêtements. Leur transformation est aujourd'hui l'essentiel du travail de son atelier.

Métamorphoses
Transformer un manteau, ce n'est pas seulement le raccourcir. Selon ce que la matière permet, l'atelier propose plusieurs voies, de la plus complète à la plus légère.
Si votre manteau vous plaît tel qu'il est et doit seulement être remis en état, c'est une réparation.
« Ce sont des clientes entre 25 et 45 ans qui ne veulent pas porter le vieux manteau de leur grand-mère mais qui veulent le recycler. »
Quand elle ne redeviendra pas un vêtement, la fourrure peut devenir un plaid, un coussin ou un jeté de lit. Le coussin accepte presque tout, y compris un cuir déjà sec.




L'atelier
Derrière la boutique, l'atelier : une table de coupe, des cintres en bois, des gabarits jaunis par les années, et des outils qui n'ont pas changé depuis cinquante ans. Chaque transformation y suit les mêmes grandes étapes, adaptées au projet : certaines ne sont nécessaires que pour certains vêtements.
Tout commence par la matière. On plie un pan de fourrure entre les doigts pour sentir si le cuir est resté souple : c'est le critère qui décide de tout. On regarde la densité du poil, les zones qui frottent (coudes, poignets, bord du col, bas du dos), l'état des coutures et de la doublure. On sent aussi l'intérieur du vêtement : une odeur de moisi signale un cuir attaqué. La doublure, elle, se remplace ; elle ne doit jamais faire renoncer à un projet.

Nous vous proposons ce que la matière permet : un cuir très souple autorise une nouvelle coupe complète, un cuir plus fatigué oriente vers un gilet, une étole ou des garnitures. Vous choisissez le modèle, et le devis est établi après cet examen.
Lorsque la transformation se fait sur mesure, les mesures de la personne qui portera le vêtement sont prises pour adapter le nouveau modèle.
Le vêtement est démonté et les peaux sont remises à plat. Pour un gilet, on retire les manches et une partie du corps.
À la table de coupe, les peaux sont recoupées à la lame sur un patron actuel, puis réassemblées à la machine de fourreur. C'est le savoir que Madame Fuchs-Lejeune a transmis à Lionel : la façon dont une peau de vison répond à la lame, le sens d'une couture en biais.

Lorsque le projet le demande, un essayage permet d'ajuster le vêtement avant les finitions.
Lors d'une transformation complète, la doublure peut être remplacée, par exemple par une doublure en pure soie ou en demi-soie. Ce n'est pas systématique : cela dépend du vêtement et du projet.
Elles sont adaptées à chaque projet et peuvent concerner le col, les revers, les manches, les poches, la croisure, les boutons ou la doublure.
La matière
Presque toutes, mais pas en n'importe quoi. Le critère décisif n'est pas l'âge du manteau, c'est l'état du cuir. Une peau restée souple se recoupe. Une peau sèche, qui craque quand on la plie, ne supporte plus un nouveau vêtement, mais elle peut encore devenir un coussin.
Si une transformation n'est pas raisonnable, nous vous le disons.
Chaque transformation est unique. Son prix dépend de la pièce de départ, de la quantité de matière utilisable, de l'état du cuir, du modèle choisi et du travail de coupe. Il est fixé sur devis, après l'examen du vêtement.
Réalisations

Une silhouette ardoise, longue, ouverte. Pour porter sur un pull, sur une robe, sur soi.

La verticalité du noir, la matière dense. Du jour au soir sans transition.

La fourrure devient veste de tous les jours. Capuche relevée, mains dans les poches.

Une coupe nette, une teinte ivoire dorée. Le manteau de la grand-mère devient la veste de la petite-fille.

Sans col, sans révérence — un volume franc, qui se porte avec un jean comme avec une robe.

Col montant, manches longues, longueur trois-quarts. La pièce qui résume tout le savoir-faire.

D'un côté la pluie, de l'autre la fourrure. Le vêtement qui s'adapte au matin et à l'humeur.

La zibeline russe, à l'intérieur. Discrète dehors, somptueuse en retournant le col.
Belgique et étranger
L'atelier travaille pour des clients de toute la Belgique et de l'étranger : Luxembourg, France, Pays-Bas, Allemagne… Un premier échange peut se faire entièrement à distance. Des photos permettent souvent un premier avis sur ce que votre manteau peut devenir ; l'examen à l'atelier confirme ensuite le projet et le devis.
Le transformer en un vêtement que l'on portera (veste, gilet, parka réversible), en faire un objet pour la maison, ou le faire estimer. S'il reste au placard, il mérite au moins d'être bien conservé.
Oui, c'est la demande la plus fréquente à l'atelier. Tout dépend de l'état du cuir : s'il est resté souple, le manteau peut devenir un tout autre vêtement.
Oui. Le vison est l'une des fourrures qui se prêtent le mieux à une nouvelle coupe, à condition que le cuir ait gardé sa souplesse.
Oui. C'est la voie des manteaux qui ne redeviendront pas des vêtements. Le coussin accepte presque tout, même un cuir déjà sec.
Le prix dépend de la pièce, de la matière utilisable, de l'état du cuir et du modèle choisi. Il est fixé sur devis, après l'examen du vêtement.
Non. Le premier échange peut se faire à distance, puis le vêtement peut être envoyé à l'atelier après une prise de contact.
Contact
Venez à l'atelier, 35 chaussée de Charleroi à Saint-Gilles, ou envoyez-nous quelques photos. Nous vous dirons ce que votre manteau peut devenir.
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